Billet pré 1er marathon

Tout débute à la fin du demi marathon d’Ottawa 2017 où j’ai connu ma part d’ennuis et je dois l’avouer, par ma faute. Trop confiant d’avoir déjà fait la distance, je n’ai pas fait attention à mon alimentation la veille de la course. Je suis tombé dans le panneau « I’ve done this before ». 

Cette année sera différente. Je suis beaucoup plus sage que l’an passé !!  J’ai surtout encore le souvenir du mur frappé entre les km 10 et 11. Et ce n’est pas un bon souvenir !!! 

Suite à l’inscription, il y a 11 mois, on oubli un peu tout ça et on se concentre sur les autres objectifs de l’année… mais le premier marathon reste bien dans le subconscient, on y pense sans encore le préparer. 

En fin de saison, mi-novembre, s’aggrave une blessure à la cheville. Je décide donc de prendre une pause jusqu’en janvier, où je vais devoir débuter la préparation de mon mythique premier marathon. (Je vous l’avais dit que j’étais devenu sage !) 

Depuis les 19 dernières semaines, s’enchainent les sorties et les entrainements par intervalles. Au fil des semaines, je vois une nette amélioration dans mon allure d’entrainement. Même si je suis moins assidu que mon amoureuse, qui a littéralement torché son entrainement, je me sens prêt et assez confiant de pouvoir bien faire ce que je contrôle. 

Premier test : 30km au Marathon des Érables. Je voulais voir si je pouvais soutenir un rythme de 5 :40 minutes / km puisque cette allure me permettrait de faire le marathon sous la barre psychologique des 4 heures. Mission accomplie avec une allure moyenne au final de 5 :27 minutes du kilo ! J’étais agréablement surpris et ça m’a insufflé un boost majeur de confiance !  Reste juste à ne pas tomber dans l’arrogance.. mais je l’ai déjà dit, je suis sage maintenant !! 

Au moment d’écrire ces lignes, il ne reste que quelques jours avant le moment tant attendu : le départ de mon premier marathon à vie ! 

Les devoirs sont fait. La nutrition bien gérée. L’alimentation en course est aussi au mieux que je puisse le planifier selon mes expériences en entrainement. Je ne contrôle pas la météo, mais ça devrait être couvert, ce qui est un gros plus non négligeable !! 

Avant de franchir la ligne de départ.. je vais me repasser ce discours intérieurement, je vais définir mon moment par ces paroles : 

Defeat, retreat those are not in my words, I don’t understand those definitions, I don’t understand when things go wrong, I don’t understand mistakes, but I do understand this: I understand victory, and I understand never surrendering. NO matter how bad things go, my heart and my mind will carry my body when my limbs are too weak 

WHO AM I ? I’M A CHAMPION ! 

Today will be that day, not tomorrow, not next week, but right now, right here

WHO AM I ? I’M A CHAMPION ! 

History will remember me, and I will not have to worry about him being kind. I will define myself. I will write my own praises. And no one will tell me what I can and cannot be. I will never go home, not without giving everything I have got 

WHO AM I ? I’M A CHAMPION ! 

Voir sur Youtube.

Advertisements
Posted in courses | Tagged , , , , , , , , , , | Leave a comment

Depuis la dernière fois…

Il est temps de retirer la poussière qu’il y a ici !!!

Depuis la dernière fois, il y a eu le 5 km “Défi je bouge” avec une amie; défi relevé !

Ensuite, 21km X-Trail au Mont Orford. Une très belle course, qui se serait méritée 5 étoiles si ça n’avait été du lunch d’après course. Un bagel sec, trois morceaux de fromage en grains et très peu de fromage à la crème… Apparemment, il y avait des sandwichs, mais il n’en restait plus.

Avis aux organisateurs, la prochaine fois que vous avez un nombre x d’inscriptions, svp commandez « x + 10% » de sandwichs !!!  C’était assez ordinaire. Bref, ça n’empêche pas que je vais y retourner. Je vais juste devoir courir plus vite si je veux manger !!!

Pour finir la saison de courses, ce qui semble vouloir s’installer comme une tradition, le Demi des Micro-Brasseries à Bromont. Une course faite avec une collègue de travail. On s’est suivi jusqu’au 18e avant qu’elle me dise d’y aller car elle avait vidé son réservoir !

Suite à ceci, j’ai décidé de prendre une pause de mi-novembre à janvier. Ma cheville droite commençait à me faire mal et sachant ce que 2018 me réservait (ou ce que je m’étais réservé pour 2018), je voulais lui donner le temps de récupérer.

1er janvier, le lion en cage que j’étais devenu est allé jouer dehors !  3km afin de tester le pied et question de reprendre progressivement.  Parce qu’au 1er janvier commençait aussi l’entrainement pour mon premier marathon !

M’étant royalement planté au demi d’Ottawa en 2017, mon égo (encore lui…) s’est dit qu’il n’était pas question que je me fasse battre par 21.1km de bitume… Donc, pour s’assurer que ça ne se reproduise pas; BANG! Inscription au marathon. Le full là. Celui qui est long de 42.195 km !!!

Tsé, tant qu’à se reprendre…

Donc, depuis 4 mois, je suis en entrainement marathon, avec les distances que ça comporte ! Et à moins de 6 semaines du jour « M », ça va bien. Je fais mes grandes distances et la plupart des petites.  Parfois, j’insère du vélo afin d’épargner la cheville. Mauvais temps oblige, le tapis se fait aller plus à ce temps-ci de l’année que je ne l’aurais souhaité.

Les plus grandes distances s’en viennent, car je vais, pour la première fois, courir plus de 30 km. Je suis en zone inconnue en ce moment et je trouve ça vachement motivant !

À suivre…

Posted in courses, Introspection | Tagged , , , , , , , , | Leave a comment

Deux demis pas du tout jumeaux (2 de 2)

7 jours plus tard, Demi-Marathon des Verger, dans les côtes de Rougemont. Une belle matinée ensoleillée, température parfaite et courir avec la famille, c’est toujours très cool !

Comme je m’étais donné à Lachine, j’avais déjà dans l’idée de faire celui-ci au rythme de mon amoureuse, question d’en faire un ensemble, du début à la fin. Nous étions accompagné de ma petite sœur Annie (10km) et de notre beau-frère Martin (demi)… le même qu’à Ottawa et St-Donat.. vous me direz que je n’ai qu’un seul beau-frère qui se nomme Martin mais bon.. (vous avez remarqué que les gens qui écrivent “se nomme” le font parce qu’ils ne sont jamais certains de comment écrire “s’appelle” ?  Un “l” ou deux ?  Un “p” ou deux ? Enfin.. je m’éloigne…)

Quelques minutes avant le départ, ce sont les discours officiels, dont celui du maire de la place, qui semblait lire ce que ça femme venait de lui écrire le matin même entre deux toasts beurre de peanut – bananes. Sérieux, j’ai eu des profs de religions qui avaient plus d’entrain !!!

Réchauffement commandité par La Maison de la Course (non, je ne suis pas payé pour cette plug, mais bon, si on m’en parle, je tenterai de me négocier un rabais sur ma prochaine paire de souliers haha) et enfin le signal du départ !

Alors que mon amour s’installe dans sa bulle de musique, et nous donne le rythme, le beau-frère et moi jasons de tout et de rien.  Tournons le premier coin et enchanté, je fais la connaissance de la Petite Caroline. Une montée, pas très raide, mais très longue. On garde quand même le rythme, on vient tout juste de commencer après tout. Ça se passe bien et dans ma tête je me dis : tout ce chiâle sur la côte pour ça ?!  Arrivé au sommet, yééé… ça redescend, et pas mal à part de ça !!!  Mais je vois aussi au pas-si-loin-que-ça, que ça reMONte…

Tout d’abord, la descente, car elle est centrale à cette histoire. On ouvre nos ailes et on se laisse aller (on, exclue l’amoureuse de la personne qui parle, qui elle a sagement gardé son rythme). Dans ma tête, les paroles :

Je n’m’enfuis pas. Je vole. 
Comprenez bien, je vole. 
Sans fumée, sans alcool, 
Je vole. Je vole.

(Quand même pas pire, inclure du Sardou dans un billet de course !!)

Nous avons atteint un pace sous 4 minutes du kilo, ma tête chantait… mes articulations craquaient je pense !!

Chevilles : nous ça va !
Genoux : nous aussi !!  Ça beigne
Hache gauche : fuck it, moi c’est ici que j’arrête !!

Douleur, ralentissement, on reprend le rythme des gens normaux, mais je ne m’en fais pas trop, je suis réchauffé et en ralentissant la douleur disparait: diagnostique du coureur : douleur passagère dû au rythme olympien, tout va bien.

Nous continuons à jaser et à rire, on parle du X-trail qui s’en vient en octobre. Nous grimpons la 2ème côte, la soif commence à me prendre et on descend plus sagement de l’autre coté. Je garde un œil derrière, tout va bien, Chérie nous suit.

Nous arrivons au demi tour, car oui, la maudite Caroline, on va la faire deux fois !!!  Et on remonte la 2ème descente pour ensuite descendre la 2ème montée vous me suivez ? Oui ? parfait, on continue. Dans la montée de la 1ère descente, je m’arrête pour attendre Chérie, Martin garde son rythme et poursuit.

Chérie me rejoint, sourire forcée de la monté mais sincèrement en plein contrôle.

Petit détour dans un verger afin que la course fasse bien 21.1 km et non pas seulement 20km et nous en finissons avec la Caroline… pour l’instant.  Ma hanche commence à être inconfortable mais c’est endurable.

Début de la deuxième boucle, +/- 10 km à faire, la douleur passe d’inconfort à ça fait mal en ta.. avec, à l’occasion, des choc de douleur qui me remonte jusqu’au cou.  Mais l’orgueil et l’égo du coureur sont plus fort que la raison (2 contre 1, que vouliez-vous que la raison fasse). Pour me motiver j’imaginais des histoire d’exploits fait dans la douleur, bref, j’ai continué au lieu d’arrêter.

Et la Caroline me l’a fait payer !  À bout de souffle, on marchait pour monter, mais marcher faisait plus mal que courir, mais je n’étais plus capable de courir dans les montées… mamaaaaaan, vient chercher ton aîné !!!

Tout ça pour dire que j’ai fini sur une patte, le sourire sur les photos est 100% fake.. je n’avais plus de fun là !

Prochain rendez-vous : défi Je bouge avec une amie qui fera son premier 5km !! Ensuite, X-Trail Orford de 21km.  Quelle douleur ?!  :0P

Posted in courses | Tagged , , , , , | Leave a comment