Deux demis pas du tout jumeaux (2 de 2)

7 jours plus tard, Demi-Marathon des Verger, dans les côtes de Rougemont. Une belle matinée ensoleillée, température parfaite et courir avec la famille, c’est toujours très cool !

Comme je m’étais donné à Lachine, j’avais déjà dans l’idée de faire celui-ci au rythme de mon amoureuse, question d’en faire un ensemble, du début à la fin. Nous étions accompagné de ma petite sœur Annie (10km) et de notre beau-frère Martin (demi)… le même qu’à Ottawa et St-Donat.. vous me direz que je n’ai qu’un seul beau-frère qui se nomme Martin mais bon.. (vous avez remarqué que les gens qui écrivent “se nomme” le font parce qu’ils ne sont jamais certains de comment écrire “s’appelle” ?  Un “l” ou deux ?  Un “p” ou deux ? Enfin.. je m’éloigne…)

Quelques minutes avant le départ, ce sont les discours officiels, dont celui du maire de la place, qui semblait lire ce que ça femme venait de lui écrire le matin même entre deux toasts beurre de peanut – bananes. Sérieux, j’ai eu des profs de religions qui avaient plus d’entrain !!!

Réchauffement commandité par La Maison de la Course (non, je ne suis pas payé pour cette plug, mais bon, si on m’en parle, je tenterai de me négocier un rabais sur ma prochaine paire de souliers haha) et enfin le signal du départ !

Alors que mon amour s’installe dans sa bulle de musique, et nous donne le rythme, le beau-frère et moi jasons de tout et de rien.  Tournons le premier coin et enchanté, je fais la connaissance de la Petite Caroline. Une montée, pas très raide, mais très longue. On garde quand même le rythme, on vient tout juste de commencer après tout. Ça se passe bien et dans ma tête je me dis : tout ce chiâle sur la côte pour ça ?!  Arrivé au sommet, yééé… ça redescend, et pas mal à part de ça !!!  Mais je vois aussi au pas-si-loin-que-ça, que ça reMONte…

Tout d’abord, la descente, car elle est centrale à cette histoire. On ouvre nos ailes et on se laisse aller (on, exclue l’amoureuse de la personne qui parle, qui elle a sagement gardé son rythme). Dans ma tête, les paroles :

Je n’m’enfuis pas. Je vole. 
Comprenez bien, je vole. 
Sans fumée, sans alcool, 
Je vole. Je vole.

(Quand même pas pire, inclure du Sardou dans un billet de course !!)

Nous avons atteint un pace sous 4 minutes du kilo, ma tête chantait… mes articulations craquaient je pense !!

Chevilles : nous ça va !
Genoux : nous aussi !!  Ça beigne
Hache gauche : fuck it, moi c’est ici que j’arrête !!

Douleur, ralentissement, on reprend le rythme des gens normaux, mais je ne m’en fais pas trop, je suis réchauffé et en ralentissant la douleur disparait: diagnostique du coureur : douleur passagère dû au rythme olympien, tout va bien.

Nous continuons à jaser et à rire, on parle du X-trail qui s’en vient en octobre. Nous grimpons la 2ème côte, la soif commence à me prendre et on descend plus sagement de l’autre coté. Je garde un œil derrière, tout va bien, Chérie nous suit.

Nous arrivons au demi tour, car oui, la maudite Caroline, on va la faire deux fois !!!  Et on remonte la 2ème descente pour ensuite descendre la 2ème montée vous me suivez ? Oui ? parfait, on continue. Dans la montée de la 1ère descente, je m’arrête pour attendre Chérie, Martin garde son rythme et poursuit.

Chérie me rejoint, sourire forcée de la monté mais sincèrement en plein contrôle.

Petit détour dans un verger afin que la course fasse bien 21.1 km et non pas seulement 20km et nous en finissons avec la Caroline… pour l’instant.  Ma hanche commence à être inconfortable mais c’est endurable.

Début de la deuxième boucle, +/- 10 km à faire, la douleur passe d’inconfort à ça fait mal en ta.. avec, à l’occasion, des choc de douleur qui me remonte jusqu’au cou.  Mais l’orgueil et l’égo du coureur sont plus fort que la raison (2 contre 1, que vouliez-vous que la raison fasse). Pour me motiver j’imaginais des histoire d’exploits fait dans la douleur, bref, j’ai continué au lieu d’arrêter.

Et la Caroline me l’a fait payer !  À bout de souffle, on marchait pour monter, mais marcher faisait plus mal que courir, mais je n’étais plus capable de courir dans les montées… mamaaaaaan, vient chercher ton aîné !!!

Tout ça pour dire que j’ai fini sur une patte, le sourire sur les photos est 100% fake.. je n’avais plus de fun là !

Prochain rendez-vous : défi Je bouge avec une amie qui fera son premier 5km !! Ensuite, X-Trail Orford de 21km.  Quelle douleur ?!  :0P

Advertisements
Posted in courses | Tagged , , , , , | Leave a comment

Deux demis pas du tout jumeaux (1 de 2)

Les demis (ou les courses tout court) ne se ressemble pas tous, c’est aussi vrai lorsqu’on les court à 1 semaine d’intervalle.

Dimanche 20 août, Lachine: Demi-marathon Bonneville. Il fait beau et doux. Ça va être une belle matinée de course.  Cette fois, contrairement à Ottawa, je suis prêt.. non mais sérieux là, j’ai suivi mon plan alimentaire (lire pas de poutine bière 2 soirs avant la course), j’ai bien fait mon carbload, j’ai bu mon Beet-it (beeuuurk) et j’ai couru mes distances.  Bref, je suis prêt !

Bizoux à mon amoureuse et on se rend au départ.  Je me place pas trop loin du lapin de 2h, mon objectif et de le garder un peu devant moi pour environs la moitié du chemin et de le passer ensuite pour finir sub 2h.

L’animateur fait son show, le PDG des Habitations Bonneville fait son speach et BANG, c’est le départ.  Mais ça n’avance pas.  Le camion sur lequel les photographes sont perchés et un peu, comment pourrais-je dire.. dans le CHEMIN !  Ce qui créer un entonnoir, ce qui veut dire que mon lapin se sauve !!!

Je n’avais pas prévu avoir à courir après un lapin aujourd’hui.  Je ne devais que le suivre. Enfin.. ce qui est fait est fait, il fait beau, pas trop chaud, la vue et la vie sont belles, let’s go !

Je me cale dans un pace de 5:30 à 5:35 / km. Je me dis qu’avec ce rythme, je vais le rattraper ce lapin.  Je regarde souvent ma montre, l’allure est bonne mais surtout stable ! Je descent quelques fois à 5:20, j’y reste quelques minutes mais mon rythme de départ se retrouve de lui-même. Je bois régulièrement, boisson sportive à tous les deux postes.

Vers le 8ème km, je rattrape enfin le lapin et je me mets à leur allure.  Ce qui me monte à 5:40 – 5:45 / km environs. Mais je réalise au bout d’une dizaine de minutes, que c’est trop lent et que mon rythme naturel veut prendre le dessus.  Donc, go, aussitôt rattrapé, aussitôt lâché et je reprend mon allure de 5:30 / km.

J’ai dis que je regardais souvent ma montre, mais pas mon temps, seulement mon allure…. sauf après le km #17… et là, ma tête fait le calcul !  Je suis à peine derrière mon PB, mais je dois accélérer le rythme. Le petit hic, c’est que j’ai un peu ralenti après le 15ème km, pas par prudence, mais simplement que le réservoir commençait à se vider.

Donc une négociation s’entame entre ma raison et mon égo. Voici l’allure de mes trois derniers km dans l’ordre : 5:35, 5:27, 5:11… on dirait que mon égo a de meilleurs arguments que ma raison.

Temps Garmin : 1:56:58 (pour 21.48 km) pour une allure de 5:31m / km.

Chip time officiel : 1:56:54…. à 9 secondes de mon PB !

Mais ce dont je suis le plus heureux, c’est la constance dont j’ai fait preuve.  C’est très encourageant pour le Demi des Vergers dans une semaine….

Posted in courses | Tagged , , , , , , | 1 Comment

Ultimate bouette !

Y mouille, depuis le début du printemps, il mouille.  Nous voyons le 1er juillet arriver et on se dit que les piste n’auront pas le temps de sécher, ça va être un trail mouillé.

Je fais quelques sorties en sentier plat (le mot clé ici est plat) avec mon beau-frère, question de se pratiquer dans les roches et racines, question d’avoir un peu le feeling de ce qui s’en vient. Les sentiers étant détrempés, on se dit à la blague que si jamais il y a de l’eau sur le parcourt à St-Donat, on saura c’est quoi. Je ne vous raconte pas comment nous étions dans le champ…

Dans la semaine qui précède, on regarde la météo et on ne voit pas beaucoup le petit icône de soleil en date du 30 juin et premier juillet… en fait, c’est 100% de probabilité de pas de soleil.

Donc, vendredi soir, direction Motel la Cuillère à Pot, situé à quelques minutes du centre-ville de St-Donat.  On se donne rendez-vous pour souper, quelques membres de la famille. Cette fin de semaine, nous accompagnons mon beau-frère cité plus haut, qui se paye un cadeau pour ces 40 ans. Expérience du souper atroce, au moins, la nourriture était bonne parce que le service lui, on repassera…

Sortie du resto, il mouille !  Ça promet pour demain !!!  Après une nuit pré-course, c’est à dire une nuit où on ne dort pratiquement pas, c’est le matin du trail.  Mon départ est à 11h, navette à 10h.  Je suis prêt, j’ai hâte d’aller jouer et devinez quoi… eh oui, il mouille encore !

Consigne d’avant départ, c’est simple, suivez les flags roses et vous arriverez au bout.  Selon le responsable de notre départ, ça fait environ… 3 ans qu’il pleut, donc les sentiers devraient être humides.

Nous débutons par une montée qui mène au 1er ravito, soit à 7.5km.  La montée seule elle, fait 7km. Donc on grimpe, avant même le 1er tier de la course, je vais avoir franchit le plus haut sommet du parcours de 21km. Et que fait la pluie à flanc de montagne… elle descent ! (et fait de la bouette… il y en a partout !)  Je dois rapidement faire appel à mes 2ème, 3ème et 4ème souffles… et mon 1er “pourquoi ?”.  Une heure après le départ, le ciel ouvre ! Et si avant il mouillait, là c’est carrément le déluge !  Vous savez, question de rendre l’ascension encore plus facile.  Il pleuvait tellement que j’ai croisé Noé qui s’appétait à larguer les amarres de son arche !

Ah, le sentier descent.. enfin !  On peut finalement courir un peu, même ma montre me dit qu’il était temps qu’on commence à bouger !  Plusieurs flaques de bouette, quelques unes sautables, mais une fois qu’on met le pied dedans, on se fait à l’idée et on y va gaiement. Arrive enfin le 1er ravito… 1h40 que ça m’a pris pour faire 7.5km… la journée va être longue !!!  La pluie a ralentie par contre, ça devrait aider.

S’en suit une descente de 3km avant le prochain ravito, on peut courir et tout va bien.  La section facile du parcours.

Un petit 3km de faux-plats avec quelques petite montée, mais ici, il y a beaucoup d’eau, qui descent le sentier que je dois monter !  C’est la première fois que je cours à contre-courant ! Je ne serais par surpris de me faire doubler par un saumon ou deux !  Et ça commence à être boueux, et il se remet à pleuvoir, et le fun ne fait que commencer !

Arrive au pied du monstre, pas nécessairement le plus haut, mais celui avec le plus d’inclinaison. Nous sommes à la station de ski la Réserve et nous montons une piste, pas une petite chochotte de carré bleu, nenon, une vrai double diamond !! Et devinez ce que nous avons en prime… de la bouette !  Voilà les premiers trous sérieux, en montant pendant que l’eau descent… bref, des conditions gagnantes !

Après beaucoup d’efforts, quelques pauses et un ou deux autres “pourquoi ?” J’arrive enfin au sommet ! Yéééé…éé.éé…… euh non, c’est un faux sommet, la piste tourne pratiquement à 180 et devinez par où je m’en vais ?  Vers les cieux !!!

Ravito surprise en haut ! (il n’est pas sur la carte)… j’engouffre un gel et un sac de dattes, quelques pretzels et deux ou trois verres d’eau !  Ah que ça fait du bien !!!  Ensuite, ça ne fait que descendre de nous dire le M. Ravito…

Sauf que ce qu’il avait oublié de dire, c’est que la piste est littéralement à 45 degrés, bouetteuse à souhait et extrêmement glissante.  Ma technique de dérapages contrôlés est définitivement à pratiquer si j’en crois mes quelques débarques.

Arrive ensuite mon pire souvenir de la fin de semaine, une descente très technique, dans des rochers (oui, ils étaient assez gros pour avoir droit au qualificatif de rocher). Je gambade d’un à l’autre, tout est sous contrôle jusqu’à ce qu’une épinette frustrée me fasse une jambette; c’est le plongeon vers l’avant et les rochers susmentionnés. Mes mains arrivent devant moi… mais chaque coté d’une roche, que je vois approcher bien trop rapidement à mon goût… surtout au goût de mes dents ! Je suis passé à quelques pouces d’un casse-tête dentaire. J’ai réellement eu la chienne.

Les mètres suivants se sont fait sur des jambes chambranlantes et avec une assurance qui n’était pas du tout rassurée.

Dernier ravito, il ne reste que trois petits km à faire.  Enfin je suis arrivé… ben non.  La fameuse bouette du titre, elle y était toute ! On passe de mi-soulier à mi-mollet !  On sort d’un trou, on fait quelques pas de course et plouf, un autre trou. Impossible de courir puisqu’on ne voit pas où on met les pieds, donc on patauge dans la bouette. C’est à croire que les organisateur en on commandé tellement il y en a !

Petite montée, coude à droit et replouf… un ostie de lac de bouette !  Je m’arrête d’un coup, met les mains sur les hanches et je pars à rire… je regarde le lac droit dans les yeux et je lui lance un fuck you bien senti… accompagné des deux doigts d’honneur.  Et j’y fonce, en ligne droit, j’en ai ras le pompon et j’ai juste hâte de finir… C’est là que Karma décide s’en mêler, j’ai pas fait trois pas que plooooooouuuuuf, la jambe droite jusqu’au genou.

Et à ce moment, je me suis dit ce que probablement tous les coureurs à qui s’est déjà arrivé ce sont dit : Oh shit, faut que le soulier suive la jambe !!! Heureusement pour moi, Karma a eu pitié et le soulier à suivi.

Petite note ici, mes souliers sont en GoreTex, super pratique puisque imperméables… sauf que lorsque l’eau passe PAR DESSUS la cheville, le soulier est aussi imperméable dans le sens inverse… c’est à dire que l’eau reste DANS le soulier !  C’est assez comique d’entendre des flouk-flouk-flouk-flouk lorsque vous courrez sur le sec ! Bref, un rendez-vous à MDLC s’impose sous peu.

L’arrivé arrive enfin, je titube, c’est difficile et là, j’entend crier GO GO JF, T’ES RENDU !! Ma Chérie et ma sœur gueulent comme des fans des Beatles, ça me donne le petit boost dont j’avais besoin pour terminer…

4h17 de gros fun bouetteux !  On y retourne quand !!?

Posted in courses, Trail | Tagged , , , , , , | 1 Comment